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 La dernière bataille du Rhûn

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Niracasso
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MessageSujet: La dernière bataille du Rhûn   Mer 31 Aoû - 11:40

Hello! Dans le cadre d'un concoursorganisé sur le forum de BFME2 ( ici ) j'ai écrit une fan-fic. sourire


Je ne pouvais passer à coté l'occasion de la poster ici. Bonne lecture, et n'hésitez pas à donne vos critiques !



Le jour se lève, un jour ensoleillé enveloppant cette lointaine contrée d’une clarté peu commune. Déjà au loin les clameurs s’élèvent. Les soldats du Rhûn le savent: aujourd’hui, ils ne combattent pas pour Sauron, pour un maître quelconque, pour agrandir leur royaume … Aujourd’hui, ils combattent pour leur survie. Les femmes et les enfants sont à l’abri dans leurs habitations, et ils resteront à l’abri tant que les murs tiendront, ils doivent tenir. Il y a une civilisation entière à sauver, des années d’histoire, de croyances, de chants et de rires, mais également des années de guerre où le but était de servir leur Patrie, pour faire honneur à leurs dieux.

Le calme retombe sur la plaine verdoyante bordant la citée, les assiégeants ont cessés leur chant inhumain. A sa place s’élève maintenant le féroce et puissant cri des cors du Gondor, symbole d’une gloire retrouvée et d’une crainte nouvelle pour les assiégés. Car désormais ce sont eux qui ont peur, malgré leur fanatisme.


Les flèches ont été distribuées aux archers sur les murs de Dagorim, ainsi que des projectiles divers. Le mur n’est pas bien large mais suffisamment haut, construit par des artisans peu qualifiés. La porte, grande et large, n’est pas réputée très solide mais elle est habilement entourée par deux grandes tours, placées de part et d’autres de l’ouverture, qui offrent un excellent champ de tir aux défenseurs qui peuvent tirer sur tout ce qui pourrait passer devant la porte. Le chef de la défense de Dagorim, le redouté Djiff le Fourbe, se tient au dessus de la porte, exactement entre les deux tours. Son armure épaisse le recouvrant de la tête au pied est censée le protéger de toutes attaques, et son énorme épée à deux mains devait lui permettre de trancher en deux des légions entières. Personne d’autre que lui au Rhûn ne peut porter une telle charge et pourtant rester efficace au combat.

A mesure que les bruits de cors se font plus forts, plus sourds et plus terrifiants, les hommes du Rhûn parviennent de mieux en mieux à distinguer les silhouettes de leurs bourreaux. Devant se tient Imrahil le Beau, envoyé par le roi Elessar lui-même, accompagné de cents chevaliers de Dol Amroth. Leur fierté et leur beauté donnent à ces pilleurs une allure aussi brillante que le reflet du soleil dans leurs armures argentées. Et derrière eux se tient la nouvelle armée du Gondor, des milliers d’hommes venus éradiquer une menace depuis trop longtemps présente.

D’un geste du bras, le Prince Imrahil interrompt les cors, et tandis qu’il s’avance vers la porte, Djiff ordonne à ses hommes de bander leurs arcs.
« Peuple du Rhûn, rendez vous aujourd’hui et nous vous épargnerons, et nous épargnerons vos familles. Une paix peut être négociée, si vous en avez la volonté. »
Ainsi parla Imrahil, d’une voix suffisamment claire et puissante pour être entendue à travers la ville parmi le silence qui précède toutes batailles. Pour seule réponse, Djiff hausse les épaules et, levant son bras, s’apprête à donner l’ordre de tirer. Tandis que, déçu, Imrahil retourne aux cotés de son armée, l’homme en armure s’écrie:
« Nous sommes un peuple libre, un peuple de guerriers ! Jamais les hommes de l’ouest ne bafoueront nos droits par des traités mensongers. Si nous devons mourir, ce sera dans l’honneur ! »
A ces mots, les hommes du Rhûn tressaillirent, car ils savaient que leur destin était scellé.

L’armée étincelante du Gondor passe à l’attaque. Tandis que le corps des archers d’élites, composés pour la plupart de vétérans de la Guerre de l’Anneau tente d’éclaircir les rangs des archers du Rhûn, l’infanterie charge les remparts, transportant béliers et échelles vers la porte. Trébuchets et balistes s’acharnaient sur les deux tours, ébranlant leurs fondations. Au signal de leur chef, les hommes du Rhûn engagent la riposte, une première salve de flèches tuant quelques centaines de soldats du Gondor. Rapidement, Djiff ordonne une seconde salve. LIl sait que la stratégie du Gondor est basée sur la vitesse, car à si petit nombre ils ne pourront pas tenir des heures sans renforts. Et aucun renfort n’était suffisamment proche, les éclaireurs l’avaient certifiés.

Semant la mort dans les rangs du Gondor, les assiégés continuent encore et toujours de tirer sur les porteurs d’armes de sièges. Mais la tâche est ardue, car pour un Gondoréen mis à terre, deux autres prennent la relève, et tuer un homme caché sous un de ces boucliers larges n’est pas simple. Irrémédiablement, les échelles viennent se poser sur la muraille. Quelques unes sont repoussées, et les soldats dégainent leurs épées. Djiff se précipite sur la muraille et élimine deux soldats ayant tout juste terminés leur ascension.
« Repoussez les, soldats ! Renvoyez ces chiens d’où ils viennent, qu’ils ne souillent plus jamais la terre de notre Patrie ! »
Les défenseurs se battent vaillamment, ceux disposant d’épées couvrant ceux qui tirent sur l’ennemi. Dans leur cœur, le courage du désespoir les animait d’une rage qui effraierait une horde d’orcs. La lutte acharnée doit durer, les troupes du Gondor ne sont pas infinies.

De son coté, la porte tient toujours. Les quelques coups de béliers n‘ont fait qu’ébranler la construction. Les tours, d’une efficacité redoutable, parviennent à repousser les assauts répétés des machines de guerre. Djiff a basé sa défense sur elles, espérant qu’elles tiendraient la porte intacte. Les meilleurs archers du Rhûn se trouvent à l’intérieur et une réserve de flèches supplémentaire leur a été distribuée. Quelques soldats s’efforcent de les maintenir en état malgré les attaques répétées des armes de siège du Gondor, car si les tours tombent, le Rhûn est perdu.

Le soleil poursuit sa course, inondant de ses rayons les hommes en armures amoindris par la chaleur écrasante. Les clameurs et les bruits d’armes s’entrechoquant rompent l’habituelle tranquillité de la contrée, et le sang des cadavres salit ce sol d’ordinaire si pur. Malgré tout, la lutte continue, acharnée. Quand vient midi, la bataille dure déjà depuis deux heures. Plus aucune flèche n’est tirée des remparts, qui sont le théâtre d’un violent affrontement au corps à corps. Le courage des orientaux n’est en rien entamé, et ce malgré leur armure et la chaleur. On ne peut en dire autant des hommes de l’ouest, qui faiblissent de minutes en minutes. La stratégie de Djiff fonctionne à merveille, le Gondor s’épuise. Les catapultes ne parviennent pas à mettre à bas les grandes tours, et le peu de dégâts occasionnés sur la porte sont aussitôt réparés. Il ne se fait pas de soucis de ce coté, mais il est bien plus inquiet en ce qui concerne les remparts. Le flot incessant de soldats du Gondor est de plus en plus difficile à contenir, mais il continu à hurler ses encouragements, tout en tranchant les membres de ses ennemis.


Du haut de son fier destrier, Imrahil est inquiet. Son attaque censée être rapide n’a pas l’effet escompté. Devant cette défense aussi acharnée que désespérée, ses talents de tacticiens sont mis à l’épreuve, et il doit réagir.
« Balistes ! Enfoncez la porte ! »
A ce cri, les cavaliers du Gondor gémirent. Ils savaient ce que cet ordre impliquait. Quand la porte sera brisée, ce sont eux qui devront pénétrer la ville et anéantir la résistance intérieure, c’est leur mission. Mais ils avaient espérés que la menace que représentaient ces tours serait éliminée, car une telle charge sous cette pluie de traits provoquerait la mort de nombre de vaillants soldats.
« Ne vous laissez pas dominer par la peur de la mort, mes amis. Aujourd’hui, nous débarrasserons le Gondor d’une épine depuis trop longtemps plantée dans son pied. Réjouissez vous ! »


« Seigneur Djiff ! La tour ouest a besoin de renforts, les assaillants seront bientôt à l’intérieur !
_ Nous ne pouvons nous le permettre. Appelez la moitié de la force de réserve s’il le faut, mais maintenez cette position, c’est crucial ! »
Conscient du danger, le seigneur se précipite au niveau de la porte, non sans décapiter deux hommes du Gondor au passage. Le soldat avait raison, l’autre coté de la muraille laissait passer de plus en plus d’ennemis, et les deux gardes chargés de défendre l’entrée vers la tour avaient bien du mal à les repousser. Se jetant sur ces adversaires, Djiff fit siffler sa lame pour mieux l’abattre sur le crâne de celui qui lui tournait le dos. Immédiatement, les autres tentent de l’arrêter, mais c’est mal connaître Djiff le Fourbe. Il avait décidé que cette tour tiendrait, et elle tiendra!
« Si les rocs n’en sont pas venus à bout, comment pouvez vous espérer que vous y parviendrez ? »
Ses adversaires terrassés, Djiff reprend son souffle, pour mieux tuer par la suite. Il saisit la gourde que lui temps l’un des gardes et la vide d’un trait: porter une si imposante cuirasse sous ce soleil de plomb est une folie se dit le garde, et pourtant il a vu son supérieur venir à bout de ses adversaires avec une dextérité remarquable. Comme bien d’autres soldats avant lui, cette vision l’a gorgé d’espoir pour la suite; avec un tel commandant, une défaite est impossible. Et maintenant qu’il a bien bu, le commandant fonce retourner au combat
C’est à ce moment précis que les premiers tirs de balistes touchèrent la porte. Elle vacilla mais tint bon, permettant aux réparateurs de se mettre au travail. Stoppé net dans son élan, Djiff observe le Prince Imrahil avec surprise.
« Alors mon grand on s’impatiente ? Il faudrait qu’il soit dingue pour ordonner une charge avec ces tours intactes… Qu’essaie-t-il de faire au juste ? »
Toujours dans ses pensés, le guerrier jette un bref coup d’œil vers la porte. Elle ne tiendra pas longtemps sous ce feu nourri. Reportant à nouveau son attention sur le chef ennemi, il remarque alors que celui-ci a placé ses chevaliers en formation prêts pour charger.
« D’accord, il est dingue. »
Aussi vif que son armure le lui permet, il retourne entre les deux tours, sur le dessus de la porte et hurle:
« Soldats du Rhûn ! Quittez les remparts, regroupez vous derrière la porte et les tours ! Si nous brisons cette charge, nous brisons l’ennemi ! »
Malgré la fatigue, les hommes du Rhûn s’organisent. Les hommes se tiennent derrière la porte, couverts au niveau des escaliers contre les hommes du Gondor qui montaient encore et toujours les échelles. Dans les tours les archers ont cessés de tirer, ils attendent maintenant la charge fatidique. Djiff n’a pas changé de position. Aidé par les quelques soldats qui l’entourent il défend vaillamment les tireurs. Mais comme son armée, il commence à sentir sa faiblesse: une vilaine blessure à la jambe l’empêche désormais de fuir, il restera aux cotés de ces tours jusqu’à la fin. Il a juste le temps de s’assurer que les hommes sont en place, quand une secousse se fait ressentir.

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Niracasso
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MessageSujet: Re: La dernière bataille du Rhûn   Mer 31 Aoû - 11:41

« Enfin un peu d’action ! »
Tirant son épée de son fourreau, le prince ne peut s’empêcher d’afficher un sourire satisfait devant le spectacle qui s’offre à lui.
« Cavaliers, je sais que vous avez peur, que ce terrain vous parait hostile, que vous êtes bien loin de vos familles, que vous craignez ces enragés et ces tours, mais il y a des jours où il faut savoir vaincre sa peur. Ce sont des fanatiques ! Ils mourront donc en fanatiques ! Une seule pensée doit vous venir à l’esprit quand vous pénétrerez ces défenses: chaque ennemi écrasé signifie une femme ou un enfant du Gondor de vengé ! Pour le Gondor ! Chargez ! »
Saisissant son cor, il en sortit un son impressionnant jetant un froid dans la bataille en cours. Tous les yeux se tournèrent vers le Prince, et la peur se lit dans le regard de ceux qui devaient défendre l’ouverture. Les cavaliers s’élançaient droits vers eux, la puissance du cor reflétait la puissance de la charge. Les cavaliers argentés de Dol Amroth, placés en pointe, brillaient sous le soleil comme du mythril au fond d’une mine obscure. Du haut des remparts qu’ils contrôlaient à présent, les soldats du Gondor furent heureux, et ils reprirent un de ses atroces chants guerriers, comme pour accompagner la mort certaine de tout un peuple par une grande fête.


« Tenez bon soldats ! Ne vous laissez pas intimider, combattez pour votre pays ! Vous devez tenir! »
Tremblant de peur, les soldats du Rhûn attendent l’inéluctable. Le bruit assourdissant des sabots se fait de plus en plus proche, tandis que le nuage de poussière s’épaissit. Les archers tirent une pluie de traits sur les cavaliers enfin à portée, et parviennent à en abattre près du quart. Mais malgré l’approvisionnement supplémentaire, les projectiles manquent. Au dessus de la porte, quelques soldats, couverts par leur général, lancent les dernières pierres qu’il leur reste sur les premiers arrivant. Malgré toutes ces tentatives, la fureur du Gondor ne pouvait être arrêtée. Les cavaliers n’avaient pas perdus de leur vitesse, malgré les nombreuses flèches accrochées à leurs montures et armures. Et, alors que les cavaliers touchent enfin leur cible, un cri de victoire se mélangent à un hurlement d’angoisse, empli de mort.


Dans le donjon du roi du Rhûn une lourde atmosphère pesait depuis le début de la bataille. Le roi avait reçu des rapports fréquents de l’avancement du combat, et il s’était surpris à croire à la victoire. Mais il avait vite déchanté, désormais la bataille s’éternisait, et seuls quelques sons de cors et de cris parvenaient à ses oreilles. Alors qu’il priait une nouvelle fois les dieux de sauver son peuple, son messager ouvrit la porte à la volée, en sueur et une lueur teintée de terreur dans les yeux.
« Ils …. Ils sont dans la cité ! Les cavaliers d’argent sont dans la cité !
_ Alors tout est perdu. Le Prince du Gondor arrivera bientôt messieurs, et il nous faudra combattre pour notre survie. »
La garde du roi acquiesça de la tête. Une centaine d’hommes en tout tiennent le donjon, ils sont le dernier rempart contre les attaquants, mais ils ne pourront essuyer cette tempête, et le roi sera bientôt perdu.
« Si nous devons mourir, ce sera dans l’honneur. Suivez moi à la rencontre de nos adversaires ! »


La blessure de Djiff est profonde, et son handicap lui a fait perdre beaucoup de ses possibilités. Il pu tenir le Gondor a distance trois longues heures, il a pu voir ses soldats tomber sur le champ d’honneur, il a vu la charge d’Imrahil balayer la dernière résistance malgré tous les moyens mis en jeu, et maintenant il est encerclé. La tour ouest a été investie, il n’a rien pu faire pour la protéger. Les assaillants ont égorgés les archers, un par un. Avec les trois derniers gardes qu’il reste sur les remparts, il se tient devant l’ouverture de la tour est. L’infanterie du Gondor arrive, tel une vague, à travers la porte. Les cavaliers ont bien travaillés, le passage est facile. Ils se tiennent désormais autour de cette ouverture, au moins une centaine, bien décidés chacun à être Celui qui tuera Djiff le Fourbe. Le combat s’engage, et rapidement un garde meurt, puis un autre … puis Djiff se retrouve seul. Alors il tombe à genoux et se met à pleurer devant les cadavres de tant de frères et de braves soldats, maudissant ces meurtriers de l’ouest qui avaient déjà pillés nombre de villages et tués tant de familles … Il lâche son épée, et hurle, la figure pleine de larmes: « Pardon fils et filles de Rhûn, j’ai faillit ! » avant d’être percé par une douzaine de lames.


Dans la cité, la lutte se poursuit encore une bonne demi heure, à la fin de laquelle tous les survivants du Rhûn ont fuis vers le donjon, espérant se rassembler là bas et vaincre. Imrahil rassembla donc son infanterie et lui-même descendit de cheval pour marcher vers le donjon, tandis que le pillage de Dagorim était sur le point de commencer. La Grande Route séparant la porte du donjon traversait la moitié de la ville. A l’autre bout de celles-ci, le roi, accompagné de sa garde au complet et des derniers survivants, marche dignement vers la mort. Le face à face final allait commencer, et les orientaux combattraient jusqu’au bout, même à dix contre un. Enfin les deux armées se font face et un lourd silence s’installe, pendant lequel les adversaires se jaugent et choisissent leurs cibles. Au loin, seuls les cris des femmes massacrées et des enfants égorgés raisonnent, tandis qu’une épaisse fumée noire témoigne du début d’un incendie. Le seigneur du Rhûn s’avance devant ses hommes, et se place face à Imrahil, conscient d’être pointé par au moins dix archers.
« En quoi des femmes et des enfants peuvent ils être une menace suffisante à vos yeux pour mériter cette extermination ?
_ Comme il est bon de voir enfin les rôles s’inverser, répondit le Prince Imrahil. Car voyez vous, je me posais exactement la même question lors de la bataille de Minas Thirit.
_ Ils n’en sont pas responsables ! Ainsi vous utilisez les mêmes méthodes, vous hommes de l’ouest, qui vous prétendez bien moins primitifs que nous? Vous ne valez pas mieux que nous! Ayez pitié des femmes et des enfants, le Rhûn ne pourra jamais plus vous menacer.
_ Mes hommes combattent pour la vengeance, c’est la rancune qui nous amène ici. Dagorim, dernière bannière du mal dans la région sera rasée, pillée et ses habitants exécutés, car tenus en partie pour responsables des énormes pertes du Gondor lors de la Guerre de l’Anneau.

A ces mots, le roi vit furtivement dans une habitation proche une femme qui tentait tant bien que mal de garder ses enfants cachés en dessous d’une paillasse. C’est alors qu’il comprit que lui seul pouvait les sauver tous.
« Prince Imrahil, vous êtes venus ici pour débarrasser la Terre du Milieu du mal et pour vous venger. Vous êtes venus chercher les responsables, et pourtant il n’y en a qu’un seul. Car ici seul le roi à le pouvoir d’envoyer son armée à la guerre, au nom d’un Seigneur des Ténèbres qui lui a promis de l’argent et du pouvoir en retour. Ce n’est pas mon peuple le responsable, il n’a fait qu’obéir aux ordres d’un égoïste. Mais aujourd’hui je regrette amèrement. Si je peux racheter mon âme, alors je dois le faire maintenant. Seigneur Imrahil, prenez moi à la place de mon peuple et faites de moi l’unique responsable, et vous ferez de moi ce que vous voudrez, mais je vous en prie, je vous en conjure, laissez mon peuple survivre. »
Alors le roi lâcha toutes ses armes et se mit à genoux, et derrière lui toute sa garde et ce qu’il restait de son armée fit de même.


Le crépuscule tombe sur la plaine, alors que le Prince Imrahil chevauche à l’avant de son armée. Aujourd’hui, son peuple ne craint plus cet ennemi autrefois si puissant. Le visage des hommes du Gondor est illuminé du bonheur de la paix retrouvée, et le Prince affiche un sourire serein lorsqu’il songe à l’avenir. Et à l’arrière, attaché dans une cage, l’ancien roi du Rhûn est heureux, car malgré sa mort certainement toute proche, il a réussi à sauver son peuple.

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