Tolkien a inventé le SdA: inventons ici une communauté digne de lui !
AccueilFAQRechercherS’enregistrerConnexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
 

La Guerre des Ténèbres (Nouvelle version)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Tarsiz
Orc



Inscrit le : 30 Déc 2004
Messages : 135
Faction : Mordor

MessageSujet: La Guerre des Ténèbres (Nouvelle version)   Mar 9 Mai - 21:29

Chapitre 1 : Une menace surgie du passé

Le capitaine descendait vivement les rues de la citadelle de Vallust. En ses vingt ans de service en tant que capitaine de la garde du roi et général d’armée, il n’avait pas eu de problème majeur, pourquoi fallait il que cela arrivât ce jour-là ? Bien sûr, il s’attendait à ce que la tranquillité dont jouissait Vulsberg se troublât un jour ou l’autre, mais il ne pensait vraiment pas à un problème menaçant, une ombre, une sombre terreur, une chose oubliée de la plupart des hommes… Passant par une ruelle sombre, il apostropha un mendiant qui traînait par là et lui ordonna sèchement d’aller mendier ailleurs. Après maints détours, il arriva en vue des écuries de la capitale de Vulsberg. Prenant une monture convenant parfaitement à ses besoins, un cheval à la robe brune et la crinière noire, aux longues et puissantes jambes, il quitta la ville en passant par la porte est. Jetant un dernier regard nostalgique à la grande ville, il parcourut au galop les vastes et splendides plaines de son pays. Les champs dorés qui s’étendaient à perte de vue, les grands lacs bleus, le soleil d’un été florissant, partout où il posait le regard, une campagne fertile, et une gigantesque forêt. Cette forêt, la Grande Forêt, était crainte de la plupart des hommes. On la redoutait car beaucoup pensaient qu’un artifice maléfique rendaient fous tous ceux qui osaient s’y aventurer. Ce qui était sûr, c’était que parmi les rares qui s’y étaient aventurés par appât du gain, peu en étaient revenus… Frissonnant, le capitaine détourna le regard de cette sombre forêt et se concentra sur sa tâche. Son regard se porta vers le nord, là où il apercevait dans le lointain les hautes cimes de l’extrême nord, les froides montagnes gelées, les monts des dragons. Pourquoi les nommait-on ainsi ? Herrarius n’en savait rien, il n’y était jamais allé et n’avait pas l’intention d’y aller un jour. Inconsciemment, son regard se porta vers son but… Il frissonna rien que d’y penser. Une incursion de peaux-vertes, voilà qui lui rappelait bien des mauvais souvenirs. Bien qu’il ne craignît pas d’affronter les seigneurs vampires, il redoutait toujours une éventuelle rencontre avec certains d’entre eux. Les vampires… surnommés les pâles à Vulsberg, ils étaient toujours craints. On ne connaissait pas toute la vérité à leur sujet. Certains vieillards, au coin du feu, dans des tavernes populaires, racontaient quelques bribes de leur histoire, bien réelle, mais oubliée par beaucoup. C’étaient des êtres d’une pâleur mortelle, d’une beauté sans équivalent. Ils s’habillaient toujours de longues et luxueuses robes noires, ou parfois d’armures sombres forgées dans le métal le plus rare, le plus dur, le plus léger, l’ilniryth, l’acier noir. L’ilniryth possédait une particularité maléfique : tous ceux qui, animés de bonnes intentions, le forgeaient, se sentaient mal à l’aise pendant leur activité. Les vampires avaient de longs cheveux noirs, que seuls les mâles coupaient. Le plus original dans leur apparence était leur dentition. Ils ne l’exhibaient évidemment pas à tout le monde, mais possédaient deux canines longues, pointues et fines. Les seigneurs vampires avaient la volonté de dominer, d’être servis et donc soumettaient les plus faibles à leur volonté. Certains pratiquaient la magie, un art spéculaire que peu d’hommes pouvaient prétendre pouvoir utiliser. La magie était une force destructrice de nature. Certaines personnes, rien qu’en utilisant leur esprit ou d’anciennes runes magiques, étaient capables d’éliminer leurs ennemis d’une façon très désagréable pour eux.
Les peaux-vertes, eux, étaient des créatures d’une taille moyenne, pouvant être très petits ou très grands. Généralement très impressionnés par les prouesses d’hommes forts, ils étaient crédules, et naïfs. Ils vivaient primitivement, dans un morne pays entourés de noires montagnes, d’une richesse méconnue de la plupart des puissants comme des faibles. Ces montagnes contenaient des mines souterraines qui regorgeaient d’ilniryth, l’acier noir. Nul ne sait actuellement d’où viennent les seigneurs vampires. Tout ce qu’on peut dire, c’est qu’ils ont conquis le territoire noir où vivaient les primitifs peaux-vertes. Les peaux-vertes étaient crédules, naïfs, mais aussi maléfiques et jaloux de naissance. Ils étaient parfois dotés d’une grande force et d’un esprit inventif, mais rapidement, les seigneurs vampires les soumirent à leur volonté. Chacun voulant devenir plus puissant que son rival, ils jalousèrent les possessions de leurs ennemis et armèrent les peaux-vertes, qui se reproduisaient rapidement. C’est ainsi que les seigneurs vampires apprirent aux Kurgs, leur vrai nom, à manier différentes armes et à tirer à l’arc. Ils leur apprirent ensuite à chevaucher, et, ce qu’ils regrettèrent par la suite, ils insufflèrent le désir de puissance et de pouvoir à chacun des Kurgs, qui, de crédules et naïves créatures, devinrent les pions de sinistres machinations…
Herrarius, laissant ses sombres pensées de côté, se concentra sur sa mission. Quelques heures après, alors que le soleil était déjà bien haut dans le ciel et que cela faisait longtemps qu’il chevauchait, il arriva en vue d’un campement. Il y avait là trois tentes, de cuir ou de tissu bleu. Les hommes avaient également allumé un feu et monté un mirador. Les hommes étaient des vétérans, des soldats ayant connu maintes guerres et épreuves. Ils étaient graves, habillés de tuniques de cuir vertes et portaient un arc et un carquois dans le dos. Certains étaient encapuchonnés. Leur chef alla s’entretenir avec le capitaine :
« - Bonjour capitaine. Heureux de vous voir enfin. La situation s’est dégradée, ça faisait longtemps que ce n’était pas arrivé.
- Bonjour sergent. Que s’est il passé au juste ? Votre messager est arrivé à Vallust il y a une journée de cela, et j’ai fait aussi vite que j’ai pu, mais nous n’avons pas réellement compris. »
En disant cela, Herrarius s’attendait à ce que le sergent Melliand démente la triste et inquiétante nouvelle parvenue à Vallust le jour précédent. Un nouvelle qui disait que les peaux-vertes quittaient leur territoire en masse, ce qui ne s’était pas fait depuis plusieurs décennies. Herrarius et Melliand étaient parmi les rares à être des vétérans des anciennes guerres. Avant cette période de paix, une guerre terrible avait eu lieu. Elle opposait les forces de Vulsberg alors gouvernées par le roi Gorlin, père de Karkus, à celles du seigneur vampire Von’Fell, un terrible maître d’armes invaincu en combat, maîtrisant hommes et bêtes, plus terrible qu’un dragon, plus fort qu’un géant, plus sournois qu’un Kurg, plus agile qu’un Sycte, et plus puissant qu’un diable. Les armées de Von’Fell, adroit stratège, remportaient victoire sur victoire, et le moral des hommes était au plus bas. Mais, l’ami d’Herrarius, Antoine, l’actuel général en chef des armées, et Herrarius, avaient mis au point une stratégie qui devait attirer l’ennemi sur la colline du temps, connue pour la tête de pierre titanesque qui était enterrée profondément, dont seul le haut dépassait encore et de l’y encercler. Leur stratégie fit merveille, Von’Fell, tout bon stratège qu’il fût, mordit à l’hameçon et fonça tête baissée dans le piège. Ses troupes, fortes de quelques centaines de milliers de soldats cruels, impavides et mortels, marchèrent d’un pied ferme en direction de l’ennemi, qui réussit, sous le commandement d’Antoine, à lui résister pied à pied et finalement, les pertes pour le seigneur vampire étant trop élevées, la rage au cœur, il dut revenir dans son pays. Herrarius craignait donc que le vampire ait décidé de se venger et de détruire Vulsberg, ivre de folie homicide…
Gravement, Melliand reprit la parole :
« - Nous avons récemment affronté une bande de peaux-vertes, qui avaient eu la folle audace de s’aventurer hors de leur sombre pays. Il est inhabituel qu’ils fassent cela, nous craignons donc qu’un vampire de la trempe de Von’Fell, ou Von’Fell lui-même ait rassemblé de nouveau les Kurgs…
- C’est troublant en effet ! Dit alors Herrarius. Habituellement, ils préfèrent se terrer dans leurs grottes, ou vagabonder dans les montagnes, jamais tant d’activité.
- Nous avons pire, capitaine. Leur pays possède trois accès facilement défendables. Une entrée donnant dans la forêt, l’autre à l’extrême est et l’autre à quelques kilomètres d’ici. Et bien, il semble que le dirigeant actuel du pays ait décidé de fortifier encore plus son domaine. Les Trolls, ces grandes et puantes créatures, ainsi qu’un très grand nombre de Kurgs, montent d’immenses murailles du haut des Montagnes. Ils semblent vouloir interdire l’accès à ce pays. Nous ignorons pourquoi ils font ceci et comment ils vont s’y prendre pour boucher les entrées en elles-mêmes mais, toute cette activité est préoccupante, dit-il, puis d’une voix grave, il reprit, De plus, les Forges de Denomont se sont remises en fonctionnement, je crains qu’ils ne préparent une guerre de grande envergure… »
En entendant cela, Herrarius fut pris d’une terreur soudaine. Les sinistres forges de Denomont, la plus grande cité du Royaume sombre, était adossée à un volcan. Ses forges étaient les meilleures forges du monde. Elles marchaient en permanence autrefois, avant la première guerre des Ténèbres. Maintenant, elles étaient inactives, ne fabriquant que des armes en petit nombre, afin de continuer à équiper les armées de surveillance… Si les Forges Grises s’étaient remises à fonctionner à plein rendement, c’est que l’ennemi avait des idées de grandeur… Herrarius ne craignait pas la guerre, il l’avait déjà connu, il avait déjà affronté les Kurgs, et même les vampires. Il avait déjà affronté le plus terrible guerrier qui ait jamais vécu, le sombre Von’Fell… Mais tout de même. Une guerre causait de nombreux morts, détruisaient les plaines, les champs, brûlaient les forêts, affamaient les villes… Herrarius était un excellent combattant, un grand chef que tous les hommes respectaient et quelqu’un d’instruit, sage et posé.
« - Vous en êtes sûr, Melliand ? Si cela s’avère vrai, nous ne pourrons gagner cette guerre. Notre armée n’est que l’ombre de ce qu’elle fut auparavant. Nous ne pouvons lutter contre une armée si nombreuse. Si leur armée n’a pas perdu de son nombre et de sa force d’antan, nous n’avons aucune chance…
- J’en suis hélas, absolument sûr. Nous courons un grand danger, j’en suis conscient. C’est justement ce pourquoi je vous ai fait venir depuis Vallust, il faut que vous vous rendiez compte de la situation vous-même.
- C’est accablant… Nous verrons de toute manière. Montrez-moi ce que vous avez vu, nous aviserons par la suite. Si vraiment cela tourne à la guerre, nous devons être prêts. »
Le sergent appela les hommes, qui vinrent se rassembler près du feu de camp, à présent terne et éteint. Les hommes portaient tous les mêmes tuniques brunes ou vertes, pour se glisser dans les ombres, et leurs arcs. Les guetteurs restèrent en place sur les miradors, la surveillance dans un tel endroit ne pouvant être négligée. Herrarius, pour la première fois, prit le temps d’examiner les lieux dans lesquels ils se trouvaient. Les hommes de Melliand avaient monté leur campement dans un bosquet d’arbres. Les miradors, savamment montés, se confondaient avec les troncs et le feuillage et offraient un champ de vision avantageux pour les guetteurs qui y surveillaient les alentours. Non loin, il pouvait voir les montagnes noires sulfureuses du pays maudit. Soudain, il eut la vision fugitive d’une paire d’yeux le regardant fixement dans les fourrés. Le temps qu’il comprenne, un éclaireur cria :
« - Embuscade ! »
Ce qui suivit fut rapide, des hordes de Kurgs en cottes de mailles brandissant des épées effilées bondirent des fourrés où ils s’étaient dissimulés. Les hommes de Vulsberg saisirent leurs armes et le corps à corps débuta dans une violence inouïe. Herrarius tira sa longue épée et après deux habiles parades, fit une contre-attaque rapide et faucha deux Kurgs. Un des peaux-vertes planta son épée ébréchée dans le plastron de cuir d’un soldat qui s’affaissa dans un cri de douleur. Le combat redoubla de violence, le chef des Kurgs tua encore deux guerriers puis hurla un ordre bestial. Les ennemis reculèrent en braillant se mettre à l’abri. Herrarius et Melliand ne comprirent que trop tardivement leur technique ; ils les poursuivirent sans voir le danger. Un Troll énorme bondit sur eux. La bête mesurait au moins trois mètres de haut sur deux de large. Elle avait une forme monstrueuse, encore moins humanoïde que les Kurgs. Le Troll avait des touffes de poils drus sur le dos, une mâchoire monstrueuse d’où s’écoulaient des filets de bave et portait une lourde masse d’armes à pointes. Les Kurgs stationnèrent derrière et prirent leurs arcs. Melliand se saisit d’un javelot, et sans faillir, le projeta de toutes ses forces dans le Troll. L’arme se planta profondément dans le cuir de la bête, mais sans parvenir à la blesser réellement. Hurlant, plus de rage que de douleur, le monstre ramassa une énorme pierre et la lança sur les soldats. Dans un sinistre craquement, la pierre les écrasa et roula quelques mètres plus loin. Horrifiés, certains fuirent, emplis de peur par ce qu’ils voyaient. D’autres eurent le courage d’affronter le Troll et encochèrent puis lui tirèrent une volée de flèches. Les traits n’ayant pas plus d’effet que des piqûres, le Troll fondit sur eux d’un bond et les balaya d’un revers de sa masse. Herrarius se tira de sa torpeur et bondit sur le Troll. Il lui fit une longue estafilade d’un coup rapide de sa lame. L’autre riposta par un coup de poing qui l’envoya buter contre des rochers. Melliand visa et tira plusieurs flèches dans le cuir du Troll, mais cela ne le blessa pas et le monstre lui écrasa le visage et le tua. Les soldats se mirent à attaquer de plus belle le Troll, mais ils tombaient tous fauchés ou tués par les kurgs. Herrarius se releva tant bien que mal, esquiva un coup et plongea profondément sa lame dans le bas ventre du Troll. Le coup était fatal. L’immense bête poussa un cri de douleur, vacilla, puis s’abattit lourdement sur le sol. Les kurgs, voyant que la bête avait échoué, tirèrent leurs fauchons et coururent à l’assaut. Les soldats, à peine remis du combat titanesque qui les avaient opposé au Troll, ne leur firent qu’une résistance dérisoire et périrent presque tous. Le combat commençait à tourner en la défaveur des hommes de Vulsberg. Herrarius assomma son adversaire du pommeau puis lui trancha la gorge. Il para les coups féroces et furieux d’un autre kurg et lui plongea sa lame dans l’abdomen. Il dut ensuite battre en retraite devant les assauts fougueux du chef des kurgs. Il cria :
« - Battez en retraite ! Retraite ! Ils sont trop nombreux ! Retraite ! »
Obéissant à son injonction, les soldats de Vulsberg abandonnèrent les combats en cours et suivirent Herrarius dans les bois. La forêt à cet endroit était dense, et les tirks craignaient toujours de s’y aventurer. Les kurgs les poursuivirent quelques temps, mais, moins endurants et plus lourds, ils abandonnèrent la poursuite. Herrarius fit signe aux quelques rescapés de s’arrêter puis appela le second de Melliand :
« - Terwin, vous prenez le commandement des rôdeurs. Vous devez éliminer ce groupe de kurgs. Il est intolérable qu’ils osent s’aventurer dans nos terres.
- Bien capitaine. Et vous ?
- Je vais reprendre le chemin de Vallust, et faire part de ceci au roi. Nous allons rassembler nos troupes et les masser aux frontières de ce pays. »
_________________

Vae Victis !
Revenir en haut Aller en bas
Tarsiz
Orc



Inscrit le : 30 Déc 2004
Messages : 135
Faction : Mordor

MessageSujet: Re: La Guerre des Ténèbres (Nouvelle version)   Mar 9 Mai - 21:29

Suite à ces paroles, les hommes se séparèrent. Herrarius reprit sa monture et partit au galop pour Vallust, alors que les hommes de Terwin suivirent la piste des kurgs. Après des journées de chevauchée, insensible à la beauté du paysage, Herrarius arriva enfin en vue des portes de Vallust. Laissant son cheval aux écuries, il remonta prestement les avenues de la cité et monta jusqu’au château royal. Le château était le plus bel édifice du royaume. C’était une gigantesque forteresse magnifique. Les murs étaient hauts de plus de quinze mètres et entièrement de marbre blanc, les grandes et larges portes qui en constituaient l’entrée était de grands panneaux de chêne recouverts d’or et d’argent. L’ensemble des remparts formait un rectangle. Aux quatre coins des portions de mur se dressaient des tours de garde hautes et pointues, avec des toits d’ardoise bleutés qu’on ne manquait pas de remarquer. La forteresse était au point culminant de la colline de Vallust. Du haut des tours, on dominait les environs. L’intérieur de la citadelle se composait du bastion et de bâtiments indispensables, une forge, une écurie et un poste de garde.
Herrarius se rapprocha des portes monumentales et fut arrêtés par deux gardes. Il mit pied à terre et se rapprocha d’eux. Ils portaient un tabard aux armes de Vulsberg au dessus de leurs brillantes cottes de mailles. Ils avaient des écus de bois ronds cerclés d’acier dans le dos et tenait avec l’air de savoir s’en servir des longues lames fines. Ils s’approchèrent d’Herrarius et l’un des deux, qui avait une barbe et des cheveux bruns l’apostropha :
« - Holà ! Qui va là ? A c’est vous capitaine… Désolé je ne vous avais pas reconnu. Les deux hommes s’inclinèrent devant Herrarius. Vous rentrez au bastion pour quelle raison ?
- Une bien mauvaise nouvelle, j’en ai peur… je dois voir le roi immédiatement si possible.
- Bien capitaine, je vais faire donner l’ordre d’ouvrir les portes. »
Dans un fracas épouvantable, les portes massives s’ouvrirent lentement. Herrarius remonta à cheval et entra dans la forteresse de Vulsberg. Les deux sentinelles reprirent leur poste et le regardèrent un moment entrer. L’intérieur de la citadelle était tout aussi luxueux que le reste de la forteresse, les bâtiments étaient grands et d’une architecture splendide. Les toits bleus étaient faits de l’ardoise typique des carrières d’Elunis. Une des grandes exportations du pays d’ailleurs. Herrarius arrêta sa monture, la confia à des palefreniers qui venaient en sa direction puis repartit en direction du bastion de pierre blanc. Le capitaine de Vulsberg entra dans le hall habité du château. Celui-ci était très grand et somptueux. C’était une longue pièce à colonnades. Des tapisseries exotiques et des tapis luxueux ornaient aussi le hall. Des gardes aux blanches armures se tenaient, grave, lance en main. Cinq couloirs partaient de ce hall, et Herrarius prit sans hésitation le premier à droite.
_________________

Vae Victis !
Revenir en haut Aller en bas

La Guerre des Ténèbres (Nouvelle version)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
SDnaglA :: Fanfictions :: Autres fanfictions-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet